Les réseaux numériques et les médias de manière générale font-ils les révolutions ? Une interrogation qui a constamment accompagné le traitement des événements liés aux soulèvements arabes depuis la fin de l’année 2010. C’est également une question qui a intéressé les chercheurs et a animé les préoccupations scientifiques aussi bien dans les Suds que dans les Nords. Les deux premiers numéros de la revue REFSICOM[1]AMSIDDER A., DAGHMI F., TOUMI F. (dir.), (2016), Usages et pratiques des … Suite... ont abordé ces interrogations afin de saisir l’incidence de ces outils de communication, notamment les réseaux numériques et les technologies de l’information et de la communication, sur l’action citoyenne et de surcroît sur le changement de l’ordre établi.
Les pratiques et usages des outils de communication accompagnant les mobilisations sociales et les contestations de régimes arabes de l’époque en Tunisie, en Égypte, au Yémen, etc., avaient réactualisé l’intérêt d’observer les pratiques et usages citoyens combinés aux dispositifs de communication pour penser leur capacité à provoquer les changements sociaux et politiques. La majorité des recherches avait- tout en précisant le rôle des technologies de la communication dans la massification des messages, la coordination des actions collectives, l’organisation des prémisses d’une certaine délibération, etc.- nuancée l’apport de ces outils face à d’autres facteurs humains, sociaux, culturels, économiques, géopolitiques, religieux, etc.
Comprendre la portée des médias traditionnels et des technologies de l’information et de la communication (TIC) sur les soulèvements populaires dans le monde arabe, en Europe, en Asie et aux Amériques constitue de manière générale l’objet de recherche de moult travaux des chercheurs des Nords et des Suds travaillant sur les médias et les TIC plus particulièrement. Dans ce sens, ce numéro propose une lecture contrebalançant l’euphorie technologiste et présente, notamment à l’aide d’approches empiriques, une autre manière de penser l’apport des réseaux sociaux numériques et des technologies de communication, dans le renversement des hiérarchies sociopolitiques. Il expose la circulation et la transversalité des approches et méthodes en SHS quant à l’agir citoyen et mouvements sociaux sous leurs diverses formes. L’idée est de penser les métamorphoses, permanences et ruptures, de l’expression des acteurs sociaux, au contact des réseaux numériques et des TIC au niveau de l’offre, des stratégies d’acteurs et des usages.
Métamorphoses de l’action citoyenne et médias : retour sur quelques acquis
Le dossier de ce onzième numéro de REFSICOM s’inscrit dans la continuité des travaux de recherche sur les mouvements sociaux et expose avec un certain recul les avancées de la recherche scientifique sur les divers soulèvements et révoltes plus de 10 ans après le déclenchement de ces événements. En effet, divers mouvements ont vu le jour dans de nombreux espaces géographiques et culturels, du monde arabo-musulman à l’Europe, de l’Afrique à l’Amérique du Nord en passant par l’Amérique du Sud et l’Asie. Des mouvements fort différents par leur visée et ampleur mais similaires par leur caractère citoyen : soulèvements arabes, Mouvement sénégalais, Nuits debout, Gilets jaunes, Indignés, Anonymous, « Printemps d’érables », etc. En parallèle, d’autres mouvements animés par diverses thématiques ont émergé avec notamment les mobilisations autour de sujets d’actualité à l’exemple de la solidarité et la défense des migrants, de l’environnement, des droits fondamentaux, etc.
Une littérature abondante issue des Sciences de l’information et de la communication (SIC) et des Sciences humaines et sociales (SHS), aussi bien aux pays du Sud qu’aux pays du Nord, tourne autour des mobilisations sous divers angles de traitement afin d’observer les modalités d’expression, de mobilisation, d’usages en période de changement. Tout en insistant sur leur apport scientifique, il faut dire que ces travaux ont montré la complexité de ces phénomènes protéiformes dont l’une des clés de compréhension est la mise en œuvre d’une lecture plurielle et la mobilisation d’approches pluridisciplinaires. La difficulté des travaux de recherche en SHS est d’être pertinents lorsque l’on tente, quasiment in situ, de fournir des éléments de réponse aux phénomènes en cours de réalisation. Il est en conséquence nécessaire de penser ces thématiques sur un temps long ce qui rend pertinent ce numéro de REFSICOM.
Moult questions animent encore les chercheurs : quelle temporalité scientifique doit-on adopter face la temporalité journalistique ? Est-il toujours judicieux de penser des phénomènes qui impliquent les technologies de l’information et de la communication à partir des études empiriques d’usages des supports ? A-t-on pu développer des méthodes pour approcher et prendre en compte la singularité et la complexité de terrains aussi divers, socialement, politiquement, culturellement, économiquement et géographiquement ? Comment pourrait-on mettre en œuvre des approches tenant compte des regards des Suds et ceux des Nords ?
Les phénomènes liés aux dispositifs numériques révèlent des pratiques dont l’analyse tient moins des plateformes technologiques que des actions et interactions communicationnelles conduites par des agents sociaux. La nature même des usages de ces techniques d’information et de communication numériques comme objets sociotechniques renvoie à un ensemble de stratégies d’acteurs.
Les mouvements de mobilisation actuels ont ainsi été un terrain d’observation de la constitution de « contre-publics concurrents » et des modalités de fonctionnement du débat sur les dispositifs sociotechniques comme alternatives au débat public. Les TIC apparaissent à première vue comme des espaces publics alternatifs, comme des outils d’échange public et de participation citoyenne (Lits, 2014)[2]LITS M., 2014, « Pétitions en ligne et création d’un nouvel espace … Suite.... L’action développée à travers les moyens de communication s’apparenterait davantage aux « arènes discursives parallèles » avancées par Nancy Fraser (2005)[3]FRASER N., 2005, Qu’est-ce que la justice sociale ?, Paris, La … Suite... et qui permettent aux citoyens ou aux groupes sociaux « subordonnés » de créer les conditions d’émergence et de circulation des « contre-discours ». Ces dispositifs rendent alors publiques d’autres lectures de la société aux niveaux culturel, social et politique qui révèlent autant les intérêts de ces groupes que leurs traits identitaires.
Le foisonnement des travaux sur la corrélation entre l’agir citoyen et les outils de communication a permis d’accumuler un certain nombre d’acquis scientifiques. A titre d’exemple, des travaux démontrent l’émergence de nouvelles formes de l’agir citoyen au niveau des pratiques délibératives (Lits, 2015)[4]LITS M., 2015, « Les pétitions en ligne comme nouvel espace d’action … Suite..., de soutien aux associations (Seurrat et al., 2014)[5]SEURRAT A., LABELLE S., CHEVRET C., KUNERT, S,2014, « Les rôles des … Suite..., de l’apparition de nouvelles formes de légitimité (Merah, 2016)[6]MERAH A., 2016, « Nouvelles formes de participation en ligne des jeunes … Suite..., de la gestion du territoire (Alexis, Ottaviano, 2014)[7]ALEXIS L., OTTAVIANO N., 2014, « La participation citoyenne en ligne, une … Suite...,d’enjeux de consommation en relation à son aire culturelle d’appartenance (Pulvar, 2017)[8]PULVAR O., 2017, « Construire un territoire, entre made in local et made … Suite..., etc. Les études des terrains maghrébins ont, quant à elles, mis en évidence l’émergence de nouveaux aspects de solidarité, des formes d’écriture, des modalités de dissimulation de la contestation, de nouveaux rapports aux migrants, etc., (Atifi, 2017[9]ATIFI H. (dir.), 2017, Nouvelles dynamiques médiatiques et numériques, … Suite... ; Lome & Bendahan, 2018[10]LOME, M., BENDAHAN M., 2018, « L’image des immigrés subsahariens dans … Suite... ; Daim-Allah, 2014[11]DAIM ALLAH W., 2014, « Youtube comme espace d’expression et de … Suite... ; Touati, 2012[12]TOUATI Z., 2012, « La révolution tunisienne : interactions entre … Suite... ; Zlitni, Lienard, 2015[13]LIENARD F., ZLITNI S., 2015, « Espaces discursifs numériques et … Suite... ; etc.). Ces travaux affirment, bel et bien, l’émergence de nouvelles formes d’expression au-delà des pratiques de divertissement.
La recherche en SIC et en Sociologie des médias et des usages montre depuis plusieurs décennies comment les offres médiatiques sont soumises à une réappropriation par les publics selon divers critères renvoyant à des facteurs psychologiques, socio‑économiques, culturels et historiques (entre autres Jouët, 2011[14]JOUËT J., 2011, « Des usages de la télématique aux Internet Studies … Suite... ; Vidal, 2012[15]VIDAL G. (dir.), 2012, La sociologie des usages. Continuités et … Suite... ; Proulx, 2015[16]PROULX, S., 2015, « La sociologie des usages, et après ? », Revue … Suite...). Il devient ainsi plausible de saisir l’interaction entre l’espace de production et celui des usages tout comme les mouvements d’appropriation des formats industriels dans leur diversité sociale et culturelle (Martin-Barbero, 1987)[17]MARTIN-BARBERO J., 1987, De los medias a las mediaciones, traduit en … Suite....
Métamorphose de l’agir citoyen : empirisme et contextualisation des pratiques
Les travaux de recherche présenter dans ce numéro se déploient pour affirmer que les usages des médias ne sont pas mécaniques mais diversifiés, révélant des habiletés des populations qui reçoivent ces messages. Afin d’éviter l’écueil du pouvoir mythologique des outils de communication, ils évoquent ces médias de manière indissociable des contextes historiques, culturels, politiques et socioéconomiques des groupes sociaux et des territoires.
Avec une approche empirique clairement mise en avant, les articles de ce numéro explorent des terrains divers afin de répondre à la problématique centrale du numéro et montrer les apports et les avancées des travaux de recherche actuels sur la métamorphose de l’agir citoyen. Le fil conducteur de ce numéro est construit autour de cette interrogation : quelles sont les formes et modalités de la métamorphose de l’expression des acteurs sociaux sur les plans stylistique, discursif, social, politique, culturel, artistique, religieux, etc., au contact du numérique et des TIC dans un contexte marqué aussi bien par la fermeture matérielle et/ou symbolique que par le recul de la participation citoyenne traditionnelle et l’émergence de nouvelles formes d’engagement citoyen au niveau civique, associatif, solidaire, etc. ?
Les contributions mettent en perspective les acquis méthodologiques et conceptuels de la recherche sur les mouvements sociaux et le changement. Ce numéro s’attarde également sur les écueils et les limites de la recherche scientifique en SHS dans un contexte évolutif. Les recherches développées mettent l’approche empirique au cœur de leur réflexion et mettent en perspective les spécificités de chaque terrain de recherche tout en s’appuyant sur un socle d’acquis théorique qui permettent de construire une réflexion globale autour de l’engagement sur le numérique.
Les contributions abordent cette problématique à partir d’angles de traitement diversifiés. En premier Aïssa Merah, Nacer Aoudia et Aldjia Nabila Bouchaala observent les soulèvements arabes pour penser la métamorphose dans les modalités d’engagement politique et interroger les formes d’indignation sur les réseaux numériques. Milie Théodora Miere observe sur un temps long également la recherche sur les enjeux des TIC au Congo – Brazzaville. A partir des traces numériques sur les réseaux sociaux numérique, elle appréhende les formes d’expression de soi et la diffusion des expériences personnelles.
Les deux contributions suivantes se penchent sur les modalités d’expression citoyenne au travers de deux mobilisations dans le domaine de la santé à la fin des années 1980 et en 2019. Elles montrent les constances et métamorphoses des actions citoyennes au détour de l’évolution des outils technologiques et des rapports à la politique. Ainsi, Brice Demars analyse l’usage politique du Minitel et l’organisation démocratique et égalitaire des infirmières françaises en grève pour contester une réforme gouvernementale en 1988-1989. De leur côté, Issam El Miloudi et Soumaya El Mendili étudient les enjeux du numérique sur les modalités de mise en œuvre d’une communication de crise organisationnelle à partir du « boycott des examens de médecine » au Maroc en 2019.
Toujours dans le domaine de la communication organisationnelle, Tariq Chami adopte un regard critique partant d’un exemple empirique de l’« inacceptabilité sociale » et les conflits d’aménagement territorial face à la gestion étatique du projet de gaz de schiste depuis les années 2000 en Algérie.
Sur un autre plan, Atef Khayat observe les métamorphoses de l’expression citoyenne dans les soulèvements arabes et l’exemple tunisien à partir des Pop’ups politiques pour construire une position critique sur les valeurs démocratiques et les nouvelles formes de médiation politique sur le numérique entre citoyens et représentants politiques.
Pour finir, Abderrahim Ameur, Mohamed Bendahan et Hayat Zerouali analysent l’intégration des technologies numériques dans les processus de production et de diffusion des contenus à vocation culturelle notamment en VOD. Ils questionnent, à partir d’un exemple cinématographique marocain, le contexte, les enjeux et les métamorphoses du processus de production et de diffusion des œuvres cinématographiques au Maroc.
Nous tenons à remercier les membres du Comité scientifique qui ont participé à l’évaluation des propositions d’articles de ce numéro :
Alemanno-Parrini Sylvie ; Amsidder Abderrahmane ; Atifi Hassan ; Badulescu Cristina ; Bendahan Mohamed°; Bizimana Aimé-Jules°; Daghmi Fathallah ; Dalibert Marion, Diédhiou Paul ; Dumas Philippe ; El Abbadi Abderrazak ; El Bour Hamida, El Mendili Soumaya ; El Maouhal Mokhtar, Georges Fanny ; Ghosn Catherine, Gramaccia Gino, Labari Brahim, Laborde Aurélie, Lazar Mirela, Loum Ndiaga, Moustir Hassan ; Pulvar Olivier ; Rouissi Soufiane ; Touati Zeineb ; Toumi Farid.
Références
| - 1 | AMSIDDER A., DAGHMI F., TOUMI F. (dir.), (2016), Usages et pratiques des publics dans les pays du Sud : Des médias classiques aux TIC, n°1, mars 2016 <https://refsicom.org/num/01-2016 ; DAGHMI F. (dir.), (2016), Communication et changement, REFSICOM, n°2, octobre 2016. <https://refsicom.org/num/02-2016> |
|---|---|
| - 2 | LITS M., 2014, « Pétitions en ligne et création d’un nouvel espace Public », In TOUMI F., DAGHMI F., AMSIDDER A., (coord.), (2014), LeChangement entre stratégies médiatique et pratiques communicatives citoyennes, Agadir, Université Ibn Zohr, pp. 308-317. |
| - 3 | FRASER N., 2005, Qu’est-ce que la justice sociale ?, Paris, La Découverte, 178 pages. |
| - 4 | LITS M., 2015, « Les pétitions en ligne comme nouvel espace d’action citoyenne », In DAGHMI F., TOUMI F., AMSIDDER A. (dir.), (2015), Médias et changements. Formes et modalités de l’agir citoyen. Paris, L’Harmattan, collection Communication et civilisation, pp. 95-108 |
| - 5 | SEURRAT A., LABELLE S., CHEVRET C., KUNERT, S,2014, « Les rôles des médias numériques dans les transformations de l’agir militant au sein d’Amnesty International France », In TOUMI F., DAGHMI F., AMSIDDER A., (coord.), (2014), LeChangement entre stratégies médiatique et pratiques communicatives citoyennes, Agadir, Université Ibn Zohr, pp. 145-153. |
| - 6 | MERAH A., 2016, « Nouvelles formes de participation en ligne des jeunes en Algérie. Entre démarches stratégiques et impensées pour le changement », REFSICOM [en ligne], n°2, DOSSIER : Communication et changement, mis en ligne le 24 octobre 2016, consulté le mardi 05 mai 2020. URL: https://refsicom.org/177 |
| - 7 | ALEXIS L., OTTAVIANO N., 2014, « La participation citoyenne en ligne, une enquête expérimentale : Du dispositif d’epétition de la Ville de Paris à des modélisations de mobilisations électroniques », In TOUMI F., DAGHMI F., AMSIDDER A., (coord.), (2014), Le changement entre stratégies médiatique et pratiques communicatives citoyennes, Agadir, Université Ibn Zohr, pp. 250-261. |
| - 8 | PULVAR O., 2017, « Construire un territoire, entre made in local et made in mondial : l’exemple du label régional PIL en Martinique », REFSICOM [en ligne], n°4, L’identité dans tous ses états : 2. Catégories symboliques et enjeux sociaux, mis en ligne le 15 novembre 2017, consulté le lundi 04 mai 2020. URL: https://refsicom.org/313 |
| - 9 | ATIFI H. (dir.), 2017, Nouvelles dynamiques médiatiques et numériques, French Journal For Media Research [en ligne], 8/2017 Nouvelles dynamiques médiatiques et numériques – New media and digital dynamics, 8/2017 Nouvelles dynamiques médiatiques et numériques – New media and digital dynamics, mis à jour le : 03/07/2017, URL : http://frenchjournalformediaresearch.com/lodel-1.0/main/index.php?id=1242 |
| - 10 | LOME, M., BENDAHAN M., 2018, « L’image des immigrés subsahariens dans les médias numériques : cas des réseaux sociaux numériques », In. TOUMI F., DAGHMI F., AMSIDDER A. (coord.), (2018), Migrations, mobilités, frontières : des représentations aux traitements médiatiques, Agadir, Editions de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université Ibn Zohr, pp.291-306 |
| - 11 | DAIM ALLAH W., 2014, « Youtube comme espace d’expression et de contestation pour les jeunes de Béjaia : De la dérision à l’engagement citoyen », In TOUMI F., DAGHMI F., AMSIDDER A., (coord.), (2014), LeChangement entre stratégies médiatique et pratiques communicatives citoyennes, Agadir, Université Ibn Zohr, pp. 154-161 |
| - 12 | TOUATI Z., 2012, « La révolution tunisienne : interactions entre militantisme de terrain et mobilisation des réseaux sociaux », in L’Année du Maghreb VIII, Octobre 2012, pp. 121-141. |
| - 13 | LIENARD F., ZLITNI S., 2015, « Espaces discursifs numériques et réseaux sociaux en période électorale », in Questions de communication (série Actes, n°28), Les médias au Maghreb et en Afrique subsaharienne, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, pp. 393-407 |
| - 14 | JOUËT J., 2011, « Des usages de la télématique aux Internet Studies », In DENOUËL J., GRANJON F. (dir.), Communiquer à l’ère numérique. Regards croisés sur la sociologie des usages. Paris : Presses des Mines, pp. 45-90. |
| - 15 | VIDAL G. (dir.), 2012, La sociologie des usages. Continuités et transformations, Hermes Science/ Lavoisier, 251 pages. |
| - 16 | PROULX, S., 2015, « La sociologie des usages, et après ? », Revue française des sciences de l’information et de la communication [En ligne], 6 | 2015, mis en ligne le 23 janvier 2015, consulté le 06 mai 2020. URL : http://journals.openedition.org/rfsic/1230 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rfsic.1230 |
| - 17 | MARTIN-BARBERO J., 1987, De los medias a las mediaciones, traduit en anglais sous le titre Communication Culture and Hegemony : From the Media to Mediations, SAGE Publications Ltd, 1993, 288 pages. |
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